Nutri-Score et la restauration collective/commerciale

La promotion de la santé et la prévention constituent le premier axe de la Stratégie nationale de santé 2018- 2022 du Gouvernement. L’une des mesure phare du gouvernement concerne la charte « Nurti-score », ce logo coloriel qui informe de façon simplifiée sur la qualité nutritionnelle des produits en les classant en 5 catégories (de A «bon» à E «à limiter»). La catégorie à laquelle appartient l’aliment est mise en avant par une lettre plus grande.
Le Nutri-Score, recommandé par les pouvoirs publics depuis octobre 2017 sur les denrées alimentaires est complémentaire de la déclaration nutritionnelle obligatoire (indication des teneurs en matières gras ses, acides gras saturés, sel, sucre, protéines) fixée
par la réglementation européenne. Son application, facultative, repose sur le volontariat des entreprises de l’agroalimentaire et des distributeurs.
Avec plus de 3,1 milliards de prestations servies chaque année, la restauration collective représente près de la moitié de la restauration hors domicile.
Elle doit répondre aux besoins physiologiques et nutritionnels des convives, et donc leur fournir des aliments sûrs, sains, en quantité suffisante et à leur goût, dans un budget maîtrisé et un temps contraint. Elle doit s’adapter à une grande diversité de situations et de besoins, de la crèche à l’entreprise, en passant par l’école ou l’université.
Le Nutri-Score participe de l’amélioration de l’information nutritionnelle figurant sur les produits et ainsi aide les consommateurs à acheter des aliments de meilleure qualité nutritionnelle.
Objectifs :
  • Mieux informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des repas servis en restauration collective et commerciale afin notamment de réduire les apports en sel, sucres, et augmenter les apports en fibres;
  • Mieux informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des denrées alimentaires manufacturées vendues en vrac et non préemballées (céréales, gâteaux, bonbons, pain, etc.) ne disposant pas d’étiquetage nutritionnel.
Mesures :
  • Etendre le Nutri-Score à la restauration collective et commerciale. Cette mesure nécessite, au préalable, d’adapter le Nutri-Score aux caractéristiques de la restauration collective. Sa mise en place progressive se fera à partir de janvier 2020 et sur la base du volontariat. Elle a vocation à être mise en œuvre dans tous les lieux de restauration fréquentés par les enfants afin que cette représentation graphique simple et intuitive contribue à l’éducation nutritionnelle des enfants à l’école et en famille afin d’améliorer leurs choix.
  • En outre, grâce au projet de loi résultant des Etats généraux de l’alimentation en cours d’examen, les repas servis dans les services de restauration collective des personnes publiques, notamment scolaire, devront comprendre, à l’horizon 2022, 50% des produits bénéficiant de signes de qualité ou de mentions valorisantes, dont au moins 20% issus de l’agriculture biologique.
  • Etendre le Nutri-Score aux produits alimentaires manufacturés non préemballés. Cette mesure nécessite d’adapter le Nutri-Score à ce contexte particulier, avant mise en place progressive au 1er janvier 2020.
Bigitte Jeanneau, Infirmière en Santé au Travail
Source :  Comité Interministériel pour la santé

Fabienne Buffard, assistante médicale

Fabienne Buffard, assistante médicale.

Depuis 24 ans, Fabienne Buffard accueille et réalise les premiers examens auprès des salariés des entreprises adhérant à Amet Santé Travail. Assistante médicale au sein du centre pluridisciplinaire de Montreuil Cap Beaune depuis son ouverture, elle est le premier interlocuteur et l’intermédiaire entre le médecin et les salariés.

Fabienne s’occupe avant tout de l’accueil physique et téléphonique. Elle réalise pour chaque salarié un examen de la vue, un test urinaire et au besoin un audiogramme.

Son rôle est également de renseigner les dossiers, de classer, d’archiver, de réceptionner, de rédiger les courriers, de transcrire les rapports du médecin et de consigner à l’informatique les Action en Milieu de Travail réalisées par le médecin.

Elle est aussi en charge de la gestion les examens complémentaires réalisés en externe, les demandes d’intervention en interne auprès des IPRP* ainsi que de l’organisation et de enregistrement les plannings en collaboration avec l’assistante de convocation. Il lui arrive de se déplacer au sein des entreprises avec le médecin, elle s’occupe alors dans ce cas précis des rendez-vous et de l’organisation sur place.

L’expérience de Fabienne, son expertise, sa capacité d’écoute, son relationnel et sa discrétion lui permettent d’exercer son métier avec rigueur et bienveillance dans un esprit d’équipe avec le médecin du travail.

*Intervenant en prévention des risques professionnels

Les Salariés aidants : quels sont leurs droits

La principale préoccupation du salarié aidant est l’articulation entre son rôle d’aidant et sa vie professionnelle. Souvent l’épuisement, le stress, la culpabilité, la dévalorisation guettent et fragilisent durablement l’aidant familial. Read more

Risque routier : Sensibilisation des salariés

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L’AMET accompagne régulièrement des entreprises sur la prévention du risque routier « mission » (déplacements dans le cadre du travail). Cet accompagnement peut se faire par l’intermédiaire d’un diagnostic portant sur l’organisation des déplacements professionnels, le choix et l’entretien des véhicules utilisés, les communications téléphoniques et la sensibilisation des salariés au risque routier. Suite à ce diagnostic, l’AMET peut préconiser des mesures de prévention adaptées aux situations des entreprises.

Depuis deux ans, L’AMET est intervenue sur ce sujet dans une vingtaine d’entreprises officiant dans des secteurs d’activité très variés (services à la personne, transport de biens ou de personnes, dépannage/réparation, commerce de gros…).

Lors de ces diagnostics, il est apparu que la sensibilisation des salariés présentait un aspect important dans la prévention du risque routier. Cependant, celle-ci est peu prise en compte dans les entreprises.

Afin d’aider les entreprises sur cet aspect, l’AMET a mis en place récemment un module de sensibilisation au risque routier destiné aux salariés. Plusieurs thèmes y sont abordés :

  • La réglementation : accidents de trajets, accidents du travail.Les chiffres de la sécurité routière et ceux des acci
  • dents du travail liés aux déplacements routiers professionnels.
  • Les règles de prévention du risque routier en entreprise.
  • Les règles de bonne conduite du salarié (respect du Code de la Route, fatigue au volant, téléphone et conduite, consommation de médicaments ou d’alcool…).

Cette sensibilisation repose essentiellement sur un support théorique. Cependant les échanges entre participants et intervenants sur les pratiques quotidiennes du travail (organisation des déplacements, communications lors des déplacements…) permettent de développer des problématiques particulières aux pratiques des entreprises.

Une première sensibilisation a été réalisée en janvier 2018 auprès des salariés d’une entreprise spécialisée dans le domaine des services à la personne. Les échanges ont été constructifs et la réunion a été très appréciée par l’ensemble des participants.

N’hésitez pas à nous contacter vous si vous avez besoin d’informations complémentaires julien.toulat@amet.org

Julien Toulat, Technicien Hygiène et Sécurité

Entreprise de travaux public : les mesures de vibration

L’entreprise Dubrac TP est une entreprise de Travaux Public qui réalise la maintenance et l’entretien des voiries et terrassement, des réseaux d’assainissement, divers travaux souterrains, le pavage, le revêtement des trottoirs et des voiries.
La direction de l’entreprise ainsi que son Médecin du Travail ont souhaité réaliser des mesures de vibrations afin de vérifier les niveaux vibratoires auxquels les conducteurs sont exposés lors de la conduite d’une pelle mécanique et d’un compacteur.

Une Technicienne Hygiène et Sécurité de l’AMET est donc intervenue afin de vérifier que les niveaux vibratoires sont conformes à la réglementation française en termes de prévention des vibrations sur les lieux de travail.

Présentation des mesures

Les mesures ont été réalisées à l’aide d’un accéléromètre triaxial. L’accéléromètre est placé sur le siège du véhicule. Le capteur mesure les accélérations sur les trois axes (X, Y et Z) perçues par le salarié lors de la conduite du véhicule.

Lors du premier entretien avec  le médecin et le responsable de l’entreprise (appelé pré visite) nous allons identifier les postes et estimer l’exposition :

  • identifier les postes exposés (engins mobiles/équipements fixes et conditions d’utilisation), exposant l’ensemble du corps à des vibrations.
  • déterminer les différentes tâches vibrantes et leurs durées effectuées par un conducteur/opérateur pour estimer son exposition vibratoire quotidienne A(8),
  • Estimer la durée d’exposition quotidienne et la durée réelle quotidienne d’exposition

Les mesures de vibration ont été réalisées au poste de travail et ont permis de déterminer la valeur de l’exposition journalière A(8).

La première mesure a été réalisée auprès d’un salarié appliquant un enrobé bitumeux sur la chaussée grâce à un « finisher » et d’un salarié dont la mission est de compacter les enrober grâce à un « compacteur ».

La seconde mesure a été effectué sur un chantier de TP auprès d’un chauffeur de pelle mécanique  effectuant des opérations de terrassement.

Les mesures réalisées sur la pelle mécanique et le compacteur présentent des niveaux quotidiens d’exposition aux vibrations A(8) inférieurs au seuil de 0.5 m/s² défini par la réglementation.

Cependant, il est nécessaire de surveiller ce risque vibratoire grâce à des mesures de prévention.

La réduction de l’exposition vibratoire des salariés se fait sur quatre niveaux :

  • Actions au niveau du véhicule :
  • véhicule adapté à l’activité de travail permettant de limiter les postures contraignantes lors de la conduite
  • maintien des suspensions du véhicule en bon état
  • maintien des pneus du véhicule en bon état (adaptés à l’activité exercée et à l’état du sol)
  • siège à suspensions adapté à l’activité
  • Entretien du sol sur lesquels circulent les véhicules (absence de trous, de bosses…)
  • Adaptation de l’organisation du travail afin de réduire la durée d’exposition aux vibrations (pauses régulières, tâches de travail alternées…)
  • Information/formation des salariés :
  • sensibilisation des salariés au risque Vibration
  • sensibilisation des salariés à la conduite du véhicule (vitesse, postures…)
  • formation des salariés au réglage et à l’utilisation du siège.

De plus, certaines postures contraignantes (torsion fréquente de la colonne vertébrale, rotation ou inclinaison maintenue ou fréquente de la tête, position assise prolongée…) peuvent être des facteurs de risques aggravants pour les conducteurs lors de la réalisation de leur activité de travail.

L’AMET propose une campagne de mesure de vibration pour le corps entier ou les mains/bras en septembre 2018. Si cela vous intéresse, n’hesitez pas à contacter votre votre médecin du travail pour en parler. Vous pouvez également contacter directement le service prévention :  jonathan.lenormand@amet.org

Mélanie Adjiri, Technicienne Hygiène Sécurité