Bruit

Le bruit peut être présent dans tous les secteurs professionnels. Il résulte de l’utilisation de divers outils ou machines dans le cadre du travail. Une exposition prolongée à des niveaux sonores élevés peut conduire à des troubles de la santé des salariés.

On distingue deux types d’effets sur la santé :

–    Surdité : destruction progressive des cellules ciliées de l’oreille interne entrainant l’apparition d’une baisse du seuil d’audition et pouvant aller jusqu’à une surdité définitive. –    Effets extra-auditifs (non traumatiques) : travailler dans le bruit peut également générer pour les salariés des effets tels que stress, angoisse, irritabilité, fatigue générale et auditive, modifications cardio-vasculaires, effet de masque (diminution de la perception des signaux de sécurité ou utiles à l’activité de travail), gêne à la communication, gêne à la concentration et effet de distraction.

Vibrations

On distingue deux types d’exposition aux vibrations : vibrations transmises à l’ensemble du corps (conduite de véhicules tels que véhicules légers, poids lourds, chariots élévateurs, véhicules de chantier…) et vibrations transmises au système mains-bras (utilisation d’outils vibrants à main tels que marteau piqueur, ponceuse, visseuse, riveteuse…). Une exposition prolongée à des niveaux vibratoires élevés peut altérer la santé des salariés.

Les deux modes d’exposition ont des effets différents sur la santé :

–    Vibrations ensemble du corps : douleurs ou pathologies au niveau du dos (lombalgies, radiculalgie, sciatique…) –    Vibrations système mains-bras : douleurs ou pathologies au niveau des mains, des poignets, des coudes et des épaules (arthrose hyperostosante du coude, ostéonécrose du semi-lunaire (maladie de Kienböck), ostéonécrose du scaphoïde carpien (maladie de Kölher), blanchiment et douleurs dans les doigts (phénomène de Raynaud)).

Eclairage

Les ambiances lumineuses sur un poste de travail peuvent présenter un inconfort pour le salarié si celles-ci ne sont pas adaptées à l’activité de travail (niveau d’éclairement insuffisant ou trop important, présence de reflets ou de sources d’éblouissement…). Un éclairage inadapté peut entraîner une baisse de l’acuité visuelle.

Il peut également constituer une source de fatigue pour les salariés : fatigue oculaire en raison des efforts fournis pour discerner les détails, fatigue intellectuelle et fatigue physique générée par de mauvaises postures de travail. De plus, un éclairage inadapté peut entrainer des erreurs dans la réalisation du travail.

Ambiances thermiques

Une ambiance de travail trop froide ou trop chaude sur un poste de travail peut présenter un inconfort pour le salarié voire une atteinte à sa santé si celle-ci n’est pas adaptée à son activité (physique) de travail.

Travailler dans une ambiance chaude (à proximité de fours ou d’équipements dégageant de la chaleur ; en extérieur en période caniculaire) peut provoquer chez le salarié : rougeurs, œdèmes, fièvres, céphalées, coups de soleils, troubles de la vigilance, diminution de la coordination sensori-motrice, crampes de chaleur, déshydratation, hyperthermie.

Travailler dans une ambiance froide (à proximité de chambres froides ou d’équipements dégageant du froid ; en extérieur en période de grands froids) peut provoquer chez le salarié : engelures et gelures (lésions cutanées plus ou moins douloureuses), frissons, engourdissements ou rhumes, augmentation du risque de survenue de troubles musculo-squelettiques, hypothermie.