AGENDA

  • Réunion/atelier au siège social de l’AMET : Comment rédiger mon DUERP ?
    • Mardi 13 MARS 2018 à 09h00
    • Jeudi 22 mars 2018 à 09h00
    • Mardi 10 avril 2018 à 09h00
  • Journée mondiale contre le cancer : 04 février 2018
  • Journée mondiale de l’audition : 09 mars 2018
    Plus d’info : http://www.journee-audition.org
  • Débats d’EUROGIP sur la  Transformation digitale et santé-sécurité au travail en Europe : le 15 mars 2018
    Plus d’info : http://www.eurogip.fr/fr/produits-information/conference-annuelle-les-debats-d-eurogip
  • Journée mondiale de la santé: 7 avril
  • Journée mondiale des mobilités et de l’accessibilité – 30 avril
  • Salon Préventica : du 29 au 31 mai à Lyon
    Plus d’info : http://www.inrs.fr/footer/agenda/Preventica-Lyon-2018
  • 34ème Congrès National Santé Travail à Marseille : du 05 juin 2018 au 08 juin 2018
  • Le salon Expoprotection : 6 au 8 novembre 2018

 

Les Accidents d’Exposition au Sang en milieu professionnel

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L’AES (accidents d’exposition au sang) est un risque professionnel majeur pour les professionnels de santé. Il s’agit d’un contact avec du sang ou un produit biologique contaminé, lors d’une effraction cutanée (piqûre, coupure), d’une projection sur des muqueuses (yeux, bouche) ou sur une peau lésée. Il expose en particulier au risque de transmission des virus VIH, VHB et VHC.

Tout patient devrait être considéré comme potentiellement à risque, et tout soignant doit se protéger systématiquement avant tout geste susceptible de le mettre en contact avec une source contaminée.

En 2010, 17 039 accidents d’exposition au sang ont été recensés, dans 8 cas sur 10, les AES sont des accidents percutanés. Selon le GERES (Groupe d’Etude sur le Risque d’Exposition des Soignants), la piqure avec une aiguille souillée est l’AES le plus à risque de contamination. Dans la majorité des cas, la piqure survient après le geste, au retrait de l’aiguille, lors de son recapuchonnage.

 

Mélanie Adjiri, Technicienne Hygiène et Sécurité

Sources :
Site de l’INRS : http://www.inrs.fr/media.html?refINRS=A%20775
Site du GERES : http://www.geres.org/
Les principales mesures à respecter pour éviter de tels accidents sont précisées dans la circulaire DGS/DH n° 98/249 du 20-4-1998 (Précautions « standard »). En ce qui concerne le risque VIH, les modalités de prises en charge de victimes de tels accidents viennent d’être réactualisées dans la circulaire DGS/DHOS/DRT/DSS n°2003/165 du 02-04-2003. En ce qui concerne les hépatites B et C, la conduite à tenir est précisée dans la circulaire DGS/DH/DRT n°99/680 du 8-12-1999.

Les pressings face au Percholoroéthylène, quelles solutions ?

Clothes hang on a shelf

Les pressings font des efforts depuis de nombreuses années afin de trouver des solutions alternatives à l’utilisation du Perchloroéthylène. L’AMET peut accompagner et conseiller ses adhérents dans leurs démarches.

Quels risques dans les pressings ?
L’utilisation de Perchloroéthylène et d’autres solvants présente un danger pour la santé des salariés ainsi que pour celles du voisinage, voire, des personnes qui rachèteraient les locaux par la suite.

Quelles réglementations s’appliquent pour les pressings ?
Le code du travail impose beaucoup de choses en termes de protection des salariés contre l’exposition aux produits chimiques. Des valeurs limites d’exposition sont à respecter, mais elles ne garantissent nullement l’absence de danger.

C’est pourquoi, le législateur a imposé un calendrier de retrait du Perchloroéthylène (via la réglementation ICPE = installations classées pour l’environnement). Cette réglementation impose aussi de lourdes contraintes de gestion des risques aux pressings qui s’y trouvent soumis.

En raison des contraintes très lourdes de cette réglementation, les pressings qui font le choix dès maintenant de ne plus utiliser de solvants ont des avantages, en terme financier et des facilitées administratives, sur leurs concurrents.

Vous devez le faire le plus tôt possible pour deux raisons :

  • Il existe des solutions techniques et des aides financières pour substituer le Perchloroéthylène.
  • Il s’agit d’une obligation réglementaire très surveillée, par application de l’arrêté du 5 décembre 2012 dont les échéances sont précisées ci-dessous.

Calendrier d’interdiction de l’usage du Perchloroéthylène, précisé dans l’arrêté du 5 décembre 2012.

ÉCHÉANCE

INTERDICTIONS

1er mars 2013 Interdiction d’installer toute nouvelle machine de nettoyage fonctionnant au Perchloroéthylène
1er janvier 2016 Interdiction d’utiliser une machine de nettoyage à sec au perchloroéthylène de plus de 14 ans
1er janvier 2018 Interdiction d’utiliser une machine de nettoyage à sec au perchloroéthylène de plus de 13 ans
1er janvier 2022 Toutes les machines situées dans des pressings contigus à des locaux occupés par des tiers ne pourront plus utiliser de Perchloréthylène

Votre intérêt est donc de devancer ce calendrier et de le faire à moindre coût.

Mac Bonan, Toxicologue

Travailler avec un diabète

Hand holding a blood glucose meter measuring blood sugar, the background is a stethoscope and chart file

Le nombre des personnes atteintes du diabète est passé de 108 millions en 1980 à 422 millions en 2014.
Le rôle du médecin du travail est de protéger la santé des salariés dans le cadre d’une activité professionnelle. Lors d’une visite d’information et de prévention, même si cela n’est pas obligatoire, il est recommandé de parler de son diabète afin de mieux prévenir les difficultés qui pourraient survenir. Cette visite permettra également au salarié d’être informé des risques et des complications liés à son activité et notamment aux conséquences d’un épisode d’hypoglycémie sévère ou répétée.

Avec l’accord du salarié, le médecin du travail pourra ensuite intervenir auprès de l’employeur pour réaliser des aménagements permettant la poursuite de l’activité professionnelle dans les meilleures conditions.

L’accès à certains métiers sont interdits aux personnes diabétiques.
Les métiers justifiants à priori d’une incompatibilité avec le diabète sont :
Personnel navigant technique, contrôleur de la navigation aérienne, conducteur, transporteur de personnes.

Certains métiers sont incompatibles avec le diabète :
Le personnel navigant technique, les contrôleurs de la navigation aérienne, les conducteurs et transporteurs de personnes ne peuvent travailler s’ils sont atteints du diabète.
Idem pour les personnes exerçant des fonctions de sécurité (réseau ferré national, Sapeur-Pompier), les métiers conduisant à occuper des postes dits de sécurité comme le travail en hauteur, le travail sur des machines dangereuses, le travail isolé, les postes d’agent de sécurité, les métiers du bâtiment etc.
Les métiers nécessitant une très bonne acuité visuelle sont également exclus pour les diabétiques, il d’agit notamment des métiers de l’horlogerie, de la mécanique de précision etc..

Sur les lieux de travail
Le salarié atteint de diabète n’a aucune obligation d’informer son employeur ou ces  collègues.

En revanche, s’il ne souhaite pas l’avertir, il est vivement conseillé d’en parler à un collègue de confiance, son aide pourra être nécessaire en cas d’hypoglycémie sévère sur le lieu de travail.

Cette personne doit avoir connaissance :

  • Du traitement thérapeutique ( liste des médicaments per os ou d’insuline injectable )
  • Des signes d’hypoglycémie (baisse de vigilance, fatigue, problème visuel, vertiges..)
  • Du protocole pour corriger les premiers signes de l’hypoglycémie et aura les numéros de téléphone d’appel en cas d’urgence et de sa famille (rappel : ses numéros doivent être affichés dans l’entreprise)

L’hypoglycémie peut se produire dans certaines situations lorsque l’on est sous traitement antidiabétique hypoglycémiant (traitement diminuant le taux de sucre dans le sang) du fait :

  • d’un repas non pris ou plus léger que d’habitude ;
  • d’une activité physique plus intense ;
  • d’un stress ;
  • ou d’une fatigue importante

Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé
Les personnes ayant un diabète ont la possibilité de demander la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. Ce statut ne concerne pas que le handicap visible, mais aussi toutes les maladies chroniques. Sachez que le salarié n’est pas obligé d’informer son employeur de l’obtention de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé.

La demande de dossier se fait auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).Elle est étudiée par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDPAH).

Adresses des Maisons Départementales des Personnes Handicapées / MDPH

I MDPH 93

Immeuble l’Européen
1-3 promenade Jean Rostand
93000 BOBIGNY
Tél : 01 48 95 00 00
Fax : 01 48 95 81 71
@ : info@place-handicap.fr
www.place-handicap.fr

 

I MDPH 94     

Immeuble « Solidarités »
7-9 voie Félix Eboué
94046 CRETEIL Cedex
Tél. : 01 43 99 79 00
Fax : 01 43 99 79 95
www.reperage94.com

         

Brigitte Jeanneau, IDEST Infirmière Santé au travail